Près de 400 voyageurs bloqués entre Epernay et Dormans Un train d’enfer à la SNCF

Retrouvez ci-dessous l’article publié dans l’Union du 28 décembre 2010 :

PLEIN à craquer. Le seul train Ter de ce dimanche soir avait un petit côté « train de la mort ». Donc pas vraiment un bon souvenir… Plus de 400 voyageurs compressés, dont certains debout, faute de places assises, sont restés coincés à 300 mètres de la gare d’Epernay (durant plus d’une heure) sur le chemin de Paris. Joli cadeau pour une fin de week-end de Noël. À nous de vous faire préférer la voiture…

Trois trains en un

Tout commence en fin d’après-midi. « Nous avons eu pas mal de retard et d’annulations de trains à cause de la glace et des intempéries », explique Laurence Groslin, nouvelle directrice de communication à la SNCF. Résultat : un seul train (au lieu de trois en temps normal dans l’après-midi) pour récupérer tous les voyageurs entre Saint-Dizier et Paris, ce dimanche soir. « Déjà, en gare d’Epernay, le retard n’était pas annoncé, se souvient Marion Thomas-Mauro, graphiste sur Paris et passagère du train. C’était le seul Ter de l’après-midi, soit trois trains réunis en un. Je vous laisse imaginer. On était entassés pire que dans un métro ». Compressée, mais enfin dans le train qui la ramène chez elle, Marion souffle. Dans une grosse heure maximum, elle sera à Paris.

Une chute du circuit de freinage

C’était sans compter l’heure d’arrêt en rase campagne, à une centaine de mètres de la gare d’Epernay.

Le tout sans explication. « C’est l’agent de train qui doit communiquer dans ces cas-là. Visiblement, il s’agissait d’une chute sur le circuit de frein », assure Laurence Groslin. Une explication à laquelle les 400 passagers du train n’ont pas eu droit durant ce camping de soixante minutes sur la voie. « On n’a eu aucune explication. Entassés comme du bétail, des gens commençaient à paniquer. Certains étaient malades et étouffaient. C’était indécent » témoigne Marion. C’était aussi la magie de Noël…

Des clients entassés et mal informés

La vraie explication, la voilà. Mais trois jours trop tard… « Avec le froid, il y a eu beaucoup de trains qui sont arrivés avec 35-40 minutes de retard. Mais je ne peux malheureusement pas communiquer sur chaque cas », poursuit la directrice de communication. Logique.

Mais que fait l’agent de train, chargé des voyageurs ? « Il a souvent des demandes de partout, il réserve des taxis lors des retards, renseigne sur les correspondances », explique la communication de la SNCF.

Sur le terrain, c’est moins évident. « La seule chose que je reproche à la SNCF, c’est de ne pas nous avoir aiguillés. On n’est pas du bétail, on ne nous explique rien. C’est scandaleux ! » s’emporte la graphiste parisienne.

« L’agent de train a privilégié la sécurité à la communication. Il a fallu tester les freins de chaque wagon, d’où ce retard » poursuit la comm’de la SNCF. Résultat : prévu à l’arrivée à 20 h 45 à Paris Est, le Ter 839132 arrive en gare à 22 h 45.

En revanche, pas de souci : arrivé gare de l’est, les freins marchaient bien.

Mais pas sûr que cela calme les 400 voyageurs bloqués, entassés pendant plus de trois heures, sans explications de la part du personnel naviguant.

Stéphane GUERRINI

Une réflexion sur « Près de 400 voyageurs bloqués entre Epernay et Dormans Un train d’enfer à la SNCF »

  1. Je tiens à signalé que ce type de comportement de la part de la SNCF est indigne et extrêmement dangereux en cas d’accident sur la voie.
    Tous les usagers quotidien subissant ce type de traitement devraient porter plainte pour “mise en danger de la vie d’autrui”.

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