La SNCF se prononcera dans quelques jours

Le temps n’est plus à la satisfaction. Celui où les TER champardennais – il y a quelques mois seulement – se classaient dans le peloton de tête français en terme de régularité. Et au Conseil régional, la nouvelle ne fait rire personne.
« La situation vécue par les usagers, depuis la fin de l’année en particulier, n’est pas acceptable, confirme Pierre Mathieu, vice-président du conseil régional en charge des transports. La SNCF évoque notamment les intempéries, mais cela n’explique pas tout. » Particulièrement agacée par la situation, la collectivité a d’ailleurs demandé « très fermement » à l’entreprise « d’apporter des explications, et de revoir sa copie pour que la situation s’améliore ».

Agents interpellés

En attendant, elle a relayé les demandes des voyageurs auprès de la SNCF afin qu’ils puissent être indemnisés du préjudice subi. « C’est de la responsabilité de l’entreprise, et ceci n’a pas à être supporté par la collectivité », ajoute Pierre Mathieu.
Ce que l’on ne conteste en aucun cas du côté de la SNCF d’ailleurs. Bien que celle-ci paie des pénalités à la Région lorsque les conditions de voyage ne sont pas respectées (elles s’élèveront à 1,5 M€ pour l’année 2010 en Champagne-Ardenne), « la convention qui nous lie au conseil régional est claire, l’aspect commercial est la responsabilité de la SNCF », abonde Christophe Chartrain, directeur régional délégué aux TER. D’après lui, les multiples retards ou annulations de trains cette fin d’année seraient dans un premier temps le fruit des conditions météorologiques, mais aussi d’un conflit social débuté le 21 décembre aux ateliers de l’Ourcq où les TER sont entretenus, et qui s’est achevé « la semaine dernière ».

Pour autant, on ignore encore si l’entreprise ira ou non dans le sens des voyageurs. Pour l’heure, le dossier TER Vallée de la Marne est toujours à l’étude, mais l’analyse pourrait en effet prendre encore quelques jours puisque les conventions passées avec la SNCF varient d’une région à l’autre. Une réponse devrait tout de même être apportée au plus vite, car « nous pensons à nos clients, et à nos agents qui sont interpellés quotidiennement ».
Mais cette situation a aussi ravivé dans l’esprit de la collectivité une idée déjà évoquée en 2007. Puisque l’atelier de l’Ourcq rencontre parfois certaines difficultés « à faire face à sa charge de travail », pourquoi ne pas relocaliser la maintenance des TER Vallée de la Marne ailleurs ? Et notamment à Epernay.
« Nous avons demandé à ce que cette possibilité soit étudiée. Et qu’on ne nous réponde pas dans six mois ! », poursuit Pierre Mathieu. Une possibilité que ne balaie pas la SNCF.
« Mais il faudrait une étude de faisabilité, rappelle de son côté Christophe Chartrain. Nous sommes sur un plan d’action, la solution viendra de cela. Il nous faut regarder les choses de manière globale. »

Julienne GUIHARD-AUGENDRE
( L’Union – publié le 25 Janvier 2011 )

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