Transilien Château-Thierry – Paris Est Le ras-le-bol des usagers

Ceci est le titre de l’article tiré de L’Union du 09 septembre 2009 que vous pouvez lire ci-dessous:

0000349102-0_w_424_h_325Entassés et parfois debout pendant le trajet. Rencontre avec des voyageurs excédés, mais résignés, qui empruntent le train Transilien vers Paris.

«ON prie pour ne pas prendre un omnibus. » Sur le ton de la plaisanterie, Lucie* dit tout haut ce que nombre d’usagers de la ligne de train Château-Thierry-Paris pensent tout bas. 6 h 30, hier matin, une centaine de voyageurs se presse sur le quai D de la gare castelle, attendant un Train express régional (TER) à 7 heures précises. Ces derniers, pour la plupart travaillant à Paris, laissent aux malheureux retardataires le « plaisir » d’embarquer à bord d’un omnibus (Transilien), arrivant cinq minutes plus tard. Début d’une « galère épuisante », selon cette jeune mère de famille.
« Debout pendant trente minutes »
Car contrairement aux TER qui relient directement Château-Thierry à Paris, l’omnibus dessert neuf gares de l’Aisne et Seine-et-Marne. « Dès qu’on arrive à La Ferté-sous-Jouarre, le matin, ou à partir de 16 h 30, il n’y a plus aucune place disponible. Les gens se retrouvent debout pendant trente minutes au minimum », témoigne cet usager castel. « Entassés comme du bétail », « bruyants », « sales », les critiques pleuvent sur ces trains dits « de banlieue ». « Le matériel date d’au moins dix ans », s’insurge cette passagère. « De toute façon, il n’y en a que pour le TGV ! Mais, ce n’est pas lui que les gens prennent tous les jours », s’agace Danielle Berusseau.
Vitres opaques, dossiers sans appui tête, trois personnes par rangée sous une lumière jaunâtre, les conditions de voyage s’avèrent peu agréables pour ces usagers utilisant deux fois par jour ces rames.
« Vous imaginez prendre le train pendant une heure, et enchaîner sur Paris avec d’autres transports en commun ? », lance Armand Lecatet.
Les TER aussi
« Souvent la climatisation ou le chauffage ne marchent pas. Et s’ils oublient de fermer les fenêtres quand il pleut, il y a au moins 3 cm d’eau au sol », décrit Corinne Moulin, membre du Comité de défense des intérêts des usagers, à Château-Thierry. Son association a donc bien senti le mécontentement unanime des usagers, et qui ne concerne d’ailleurs pas que les transiliens. Pour les TER, ce sont généralement des dysfonctionnements ponctuels qui sont recensés : retards, dégradations ou contrôleurs un peu trop zélés. « Il manque une ou deux voitures quand il y a des réparations à faire ». Six voitures au lieu des sept à huit prévues en heures de pointe, c’est environ 88 à 180 passagers à « parquer » dans les autres compartiments.
Autre souci majeur : la propreté des toilettes. « C’est un problème chronique », acquiesce ce contrôleur. « Laisser une rame sale, c’est absolument inacceptable pour moi comme pour les passagers qui suivent. »
Mais au-delà, rien de particulièrement problématique au regard du ras-le-bol généralisé des usagers des Transiliens. « Les trains sont plus ponctuels que les omnibus car il n’y a pas d’autres gares à desservir. Au niveau du confort, il n’y a vraiment pas photo », tranche ce cadre administratif, usager depuis huit ans.
Des désagréments de voyage qui se répercutent sur les relations entre passagers et contrôleurs. « Dans les TER, l’ambiance est plus conviviale. Nous discutons avec les habitués. Alors que dans les omnibus, c’est beaucoup plus tendu. ». Cependant, cela n’empêche pas tout un chacun d’optimiser son temps de trajet. Lecture, musique, sieste ou jeux de carte entre amis…
Le train est aussi un lieu où les amitiés se tissent entre individus de tous milieux. Les passagers font contre mauvaise fortune, bon cœur.
Manessa TERRIEN
* Nom d’emprunt

Accident : recherche témoin

Le CDIU est sollicité suite à un accident de personne intervenue en Gare de PARIS EST, le 7 janvier 2009.  Aux environs de 7h, à la descente du TER ayant quitté CHATEAU-THIERRY à 6 h : une femme d’une soixante d’années s’est sérieusement blessée en descendant de la rame.

Nous aurions besoin du témoignage d’usagers et vous en remercions vivement.

Nous vous prions de bien vouloir rentrer rapidement en contact avec le CDIU.

Altercation avec un contrôleur, bis repetita

Une nouvelle fois, des usagers en règle se trouvent confrontés à un contrôleur qui abuse de son pouvoir.

Pour vous informer que jeudi dernier (jeudi 11 juin 2009) en prenant le train TER Vallée de la Marne à Paris Est 18h35, nous avons été interpellé par un contrôleur un peu plus aimable. Une partie du wagon était réservé, nous les habitués nous avons pris place dans les places non réservées. Les agents SNCF, aux alentours de 18h25, se sont aperçus qu’il allait manqué des places pour les réservations, ils ont voulu faire déplacer des personnes, leur informant qu’elles étaient assises sur des places réservées, hors ce n’était pas le cas, entre temps au moment de parler avec nous voyageur ils se sont empressés de coller sur la vitre "RESERVE" pas très perplexe. Nous nous sommes interposés pour leur informer que cela ne se faisait pas, et que ce n’était pas à 18h25 qu’il fallait se rendre compte de leurs erreurs. Le contrôleur est intervenu, et nous annoncé que c’était son train, alors nous avons fait connaissance de monsieur SNCF, que son train ne partira pas tant que ces personnes ne se déplaceront pas, étant tous solidaire nous nous sommes pas déplacés, celui-ci est descendu en nous menaçant qu’il allait faire intervenir la police ferroviaire, tout cela pour 4 places manquantes, hors dans notre wagon il restait 4 places vacantes mais bien sûre pas l’une à côté des autres. Au bout de 10 minutes la police ferroviaire est intervenue, monsieur SNCF, se sentant intouchable, et n’admettant pas son erreur à essayer de tout faire pour faire déplacer deux personnes, pour laisser place au groupe ayant réservé. Nous lui avons fait remarqué que l’étiquette mise derrière nous n’était pas là quand nous nous sommes installés. La police ne comprenait pas cette polémique qui n’avait pas lieu d’être, une personne du wagon s’est gentiment proposée de donner sa place pour que le train puisse partir, sachant qu’il y avait dans le wagon 4 places vacantes. Trouvez-vous cela normal de faire intervenir la police ferroviaire pour ce litige, d’être traité de la sorte, en plus que contrôleur nous informais que ces trains n’avait pas un caractère indispensable de réservation, il se contredisait à tout instant. Nous voyageur qui utilisons les transports en commun tous les jours, être traités de la sorte, nous sommes là que pour payer, devant des personnes incompétentes qui ne savent pas gérer les réservations, leurs équipes.

D’autre part j’attire votre attention sur la propreté des wagons, qui est déplorable, sous traiter des entreprises de nettoyages, pour effectuer un ménage de la sorte, c’est vraiment incroyable, des contrôles impromptues devraient être effectués. Je suis qu’ils ne vont pas être déçus.

Bien cordialement NH

Merci de nous avoir fait par de cette “aventure” que nous ne manquerons pas de faire remonter à la direction des TER vallée de la marne car ces problèmes de réservation deviennent récurrents, ainsi que les altercations avec certain contrôleur.

La SNCF ou l’art de nous faire préférer le train … de 19h 35

N° de carte Picardie Pass-Actif Annuel : *****

SERVICE RELATIONS CLIENTS TER Picardie

CS40041

80333 LONGUEAU Cedex

Château-Thierry, le 21/05/2009

Objet : TER vallée de la Marne N°839195 du Mercredi 20 mai 2009

Madame, Monsieur,

Mercredi soir, comme tous les soirs, j’emprunte la ligne Paris-Est – Château-Thierry. Comme tous les soirs, je voyage dans les voitures à « compartiments ».

Ce soir, je suis arrivé environ 20 minutes avant le départ du train. Je prends place dans un compartiment vide. A l’entrée, je me suis assuré qu’il n’était ni réservé aux contrôleurs ou chefs de bord ni interdit d’accès.

Quelques minutes après avoir pris place, un contrôleur arrive. Voulant s’y installer, il me demande de sortir de ce compartiment en m’indiquant que c’est « la place réservée aux contrôleurs ».

Il n’est jamais vraiment très agréable de devoir déménager après avoir trouvé une place et y être installé. Pourtant, je ne remarque aucune once de compassion à l’égard de l’inconfort qu’il doit me faire subir. J’ai, pour le moins, le sentiment d’être traité avec manque de respect. Peut-être que la notion de politesse lui est étrangère?

Surpris et choqué de l’attitude et du ton employé mais voulant garder la tête haute, je lui fais remarquer que ce compartiment n’est ni interdit d’accès ni marqué « Point d’information ». Je commence à remballer mes affaires pour déménager.

C’est alors qu’il me demande mon titre de transport, sur le ton que je commence à lui connaître et toujours sans aucune marque de politesse. Le train part dans quinze minutes. Je lui réponds que je lui présenterai comme n’importe quel usager/voyageur/client, c’est-à-dire lorsqu’il effectuera son opération de contrôle, une fois le train parti.

Il insiste et avec me menace avec un air dédaigneux : il ira chercher les gendarmes si je ne lui présente pas. Peut-être aurait-il été pédagogique de porter la menace sur un éventuel procès-verbal pour refus d’obtempérer (il est à noter que le coupon que je reçois mensuellement en guise de titre de transport ne fait pas état de cette issue; ce qui, je pense, peut-être le cas sur le verso d’un billet de train « normal »).

Je persiste à ne vouloir lui présenter que lors des opérations de contrôle, quand le train sera parti. Je me résous alors à me dire que le mot « respect » ne fait pas partie de son langage.

Je pars alors à la recherche d’une nouvelle place dans une voiture « normale », étant à peu près sûr de ne pas pouvoir être perturbé par un contrôleur.

Une dizaine de minutes plus tard, après mettre installé, j’entends : « C’est lui ! ». Je lève la tête. J’aperçois le contrôleur, épaulé par trois gendarmes, le chef de quai, et son supérieur. Je suis ébahi.

Il me demande à nouveau mon titre de transport. Cette fois je m’étonne de relever un « s’il vous plaît » à la fin de sa phrase. Je me permets de lui faire remarquer en lui présentant mon abonnement de travail.

A ce moment, un des gendarmes me demande pourquoi n’ai-je pas voulu le lui présenter auparavant. Je lui expose brièvement et devant toute cette assemblée les raisons de mon refus : c’était en réponse à son agressivité, son manque de respect et de compassion. Et que je comptais bien le lui présenter au même titre qu’un usager/voyageur/client lambda lors des opérations de contrôle.

Là-dessus, le contrôleur, toujours aussi sûr de lui, me demande une pièce d’identité afin de me dresser un procès-verbal pour refus d’obtempérer. Je lui demande si c’est une blague.

J’apprends, alors, avec confirmation des gendarmes, que les titres de transports peuvent être contrôlés avant le départ du train, et sur les quais. Donc même 15 minutes avant. Sachant qu’on peut « avertir un contrôleur, d’un billet non composté, lors de son premier passage », j’ai du mal à comprendre. Sachant qu’on peut acheter un titre de transport, moyennement supplément, à bord d’un déjà train parti, j’ai du mal à comprendre.

Par chance, on me laisse une alternative : descendre du train.

D’ailleurs ce dernier « ne partira pas tant que je n’aurais pas payé ou que je ne serais pas descendu ».

Je dois prendre une décision rapidement, dans la mesure où le train part à 19h35 et que j’aperçois sur ma montre qu’il est déjà 19h37. Je ne veux pas tenir en otage les autres usagers/voyageurs/clients, les trains n’ayant pas besoin de mon aide pour être en retard.

Je décide donc de descendre, et rapidement. « Ca vous coutera moins chère. » me confirme un gendarme. Je prendrai le prochain train.

C’est sous une escorte de 6 personnes portant différents costumes et képis que j’emprunte le couloir de la voiture pour sortir du train. Je reste ahuri sans en être le seul : les usagers/voyageurs/clients qui ont assisté à la scène le sont également.

Au passage, je demande ouvertement si « je suis un délinquant ? ». Question fort à propos au vu des moyens développés pour me faire comprendre qu’il ne faut pas se trouver en travers du chemin (i.e. dans le compartiment) d’un contrôleur aigri (tous ne sont heureusement pas comme celui-ci) et qu’il faut savoir se laisser marcher sur les pieds, et avec le sourire.

Je le fais remarquer aux gendarmes, en leur soulignant que je rentre de ma journée de travail, mon costume-cravate en attestait. J’en déduis qu’en terme de costume, nous n’avons pas les mêmes valeurs.

Une foi descendu, je me réjouis d’apercevoir, au loin, les 4 ou 5 derniers usagers/voyageurs/clients qui ont pu attraper le train grâce à ce contretemps. Le temps que j’aurai perdu ne le sera pas pour tout le monde.

Aujourd’hui, je regrette de n’avoir eu le réflexe de demander son nom et son numéro de matricule au contrôleur. La faute à une situation surréaliste ? Sans doute.

Est-ce que ces éléments auraient pu m’être utiles. Finalement, j’en doute.

Je remercie une fois de plus la SCNF, qui trouve toujours le moyen de retarder ses usagers/voyageurs/clients, même quand les trains sont à l’heure.

Je remercie une fois de plus la SCNF, qui trouve toujours le moyen de rendre coupable ses usagers/voyageurs/clients, même quand ils sont en règle.

N’est-ce pourtant pas à vous de nous faire préférer le train ? (tamm tadadammm)

Un usager/voyageur/client/fraudeur en retard.