Courrier à la région

retrouvez ci-dessous le courrier adressé par notre présidente à la région :

 

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Comité de Défense des Intérêts des Usagers

Maison des Associations

BP 40147 – 3, avenue Wilson

02404 CHATEAU-THIERRY cedex

 

 

Château-Thierry, le 13 janvier 2011

CONSEIL REGIONAL DE PICARDIE

11 mail Albert 1er

80000 AMIENS

A l’attention de Monsieur Daniel BEURDELEY

Monsieur le Vice Président,

La fin d’année 2010 a été très perturbée pour les usagers de la ligne SNCF CHATEAU THIERRY PARIS, comme le fut d’ailleurs la fin de l’année 2009 pour laquelle j’avais eu l’occasion de vous alerter, par courrier du 31.12.09 :

– Des hivers rigoureux certes mais une qualité de transport qui est bien au-delà des attentes des voyageurs : retards TER dans un premier temps suivis d’une restriction de la desserte TER pour cause de réparation de rames.

– Des conditions de transports déplorables pour les usagers et travailleurs du sud de l’Aisne qui se rendent chaque jour à leur travail en Région Parisienne, malmenés par un manque d’information au quotidien, obligés à voyager dans des rames bondées voire assis par terre ; surpris à leur arrivée en gare de la suppression d’un TER alors que celui-ci avait été annoncé la veille ; obligés d’utiliser des Transiliens qui ne sont pas du tout adaptés au type de voyage (plus d’une heure entre CHATEAU THIERRY et PARIS EST) sans compter que pour bon nombre métro, et RER s’ensuivent.

Cette situation même si elle devait rentrer dans l’ordre dans les mois à venir, n’est pas tolérable : l’usager est lourdement pénalisé dans son quotidien car il est complètement désorganisé, malmené et subit un véritable préjudice : bon nombre d’usagers accusent des retards sur leur lieux de travail et sont réprimandés par leurs employeurs, doivent débourser des frais de nourrice supplémentaires, des frais de taxi, etc. Un certain nombre de témoignages attestent de la situation vécue ces dernières semaines et notre Association a été à l’écoute de nombreux usagers et se fait le porte-parole de leurs désarroi et écœurement.

Je vous rappelle que l’usager est le plus souvent un abonné de la Ligne et il a payé d’avance, en début de mois ou il est prélevé compte tenu de l’annualisation du titre de transport PICARDIE dont vous êtes à l’initiative.

A ce titre, le CDIU demande à ce qu’une indemnisation soit octroyée à l’ensemble des usagers (abonnés ou non) de la ligne CHATEAU THIERY PARIS, suite aux perturbations subies durant le mois de décembre et en ce début de janvier 2011.

Par ailleurs, Le CDIU vous demande de rétablir le Comité de Ligne pour la ligne CHATEAU THIERRY PARIS ; les comités de ligne que vous devez organiser étant une véritable institution et un outil de communication pour nous tous, usager, association. Celui-ci nous semble indispensable pour réinstaurer un dialogue qui nous a semblé inexistant en 2010.

Par ailleurs, nous souhaiterions connaître le montant des pénalités réclamées à la SNCF dans le cadre de la convention que vous avez signée avec elle en 2007.

Nous souhaiterions aussi que vous pesiez de tout votre poids pour que les usagers de la ligne TER Vallée de la Marne soient indemnisés à hauteur du préjudice subi qui est non négligeable, comme vous avez pu le faire en mai 2010, suite aux désagréments subis par les usagers de la ligne PARIS-LAON (cf annonce faite au Comité de Ligne du 10/05/10).

Les usagers de Champagne-Ardennes ont effectué la même démarche et il apparaîtrait souhaitable que toutes les régions qui financent la desserte, interviennent conjointement pour une efficacité et une rapidité optimum.

Les usagers dont les nerfs, la patience, la condition physique, sont soumis à rude épreuve, depuis maintenant plus d’un mois, attendent beaucoup de vous et veulent croire que l’indemnisation sera et sera substantielle.

Et pour finir, il serait souhaitable de nous informer des financements prévus sur la ligne TER VALLEE DE LA MARNE, les problèmes techniques rencontrés en cette fin d’année, sur les différentes rames TER, relevant d’une vétusté de matériel d’une part (susceptible de mettre en péril la sécurité globale dans les trains) et d’autre part, d’un manque de matériel de remplacement.

Je reste en l’attente de vous lire,

Et vous prie d’agréer, Monsieur le Vice Président, l’expression de mes salutations distinguées.

Christine GUICHARD

Présidente du CDIU

Ligne PARIS LE MANS ANGERS même combat !

Rien ne va plus, même pour les usagers de TGV comme en témoigne l’article paru  le 17/01/2011 sur le site de 20 minutes.

La fronde des abonnés du TGV s’organise

image TRANSPORT – Ils n’en peuvent plus des retards sur Paris-Le Mans-Angers…

Quinze jours déjà qu’ils refusent de présenter leur titre de transport au contrôleur. Demain, les abonnés du TGV Paris-Le Mans-Angers passent à la vitesse supérieure (lire encadré). Excédés par les retards à répétition des trains de 6h53 et de 17h50, qu’ils prennent quotidiennement pour venir travailler à Paris, ils sont une centaine à se réunir chaque jour dans la voiture-bar, le QG des mécontents.

Quarante heures de retards

«L’année 2010 a été particulièrement difficile, explique Pascal Mignot, leur porte-parole. Les retards cumulés ont atteint quarante heures, avec un record de cinq heures sur un seul trajet.» Remontés contre la SNCF, ces voyageurs qui fréquentent souvent la ligne depuis dix ou vingt ans n’en peuvent plus de l’excuse des «problèmes techniques».

Car l’impact sur leur vie professionnelle et personnelle est catastrophique. Nicole vit à Angers depuis que son mari y a été muté, mais elle travaille toujours dans le 13e. Chaque matin, elle fait «une heure et demie de TGV, dans le meilleur des cas, plus trente minutes de métro. Le matin, je dois pointer au travail. Le temps perdu, on va le retirer de mes vacances.»

Outre des efforts sur la régularité, les mécontents réclament un geste commercial. «On voudrait qu’ils nous remboursent les quinze jours de forfait inutilisables l’an dernier en raison des grèves, dit Pascal Mignot. Cela représente 250 à 300 euros par personne.»

Il a rencontré vendredi dernier la direction du TGV Atlantique, qui n’a à ce jour pas donné de réponse. «Si l’on n’obtient pas satisfaction, on a d’autres actions dans nos cartons, prévient Pascal Mignot. En tout cas, on ne cédera pas.»

Hélène Colau

Action commune

Les mécontents de la ligne Paris-Le Mans se sont fédérés avec les autres abonnés. Mardi, les 1.000 membres de l’association du TGV Paris-Tours et les 200 de la ligne Paris-Lille se réuniront eux aussi dans les voitures-bars et refuseront de présenter leur billet.

Des usagers de la SNCF en "grève" contre la dégradation du service

Un nouvel article sur le mécontentement des usagers mais cette fois sur le site Le Monde.fr du 14/01/2011

Des abonnés de la ligne SNCF Angers-Le Mans-Paris observent une "grève" de présentation de leurs titres de transport pour protester contre la dégradation du service, tandis qu’une pétition réunit des milliers de signatures, indique, vendredi, un porte-parole.

"De 160 à 200 abonnés qui effectuent une navette quotidienne sur Paris se regroupent dans les voitures-bars de leurs trains avec des badges "Abonnés en grève" et refusent de présenter leurs titres de transport", a indiqué Pascal Mignot, un porte-parole de ce mouvement, en précisant que les contrôleurs se montraient "très compréhensifs". "On observe une très nette dégradation du service, pour lequel nous payons très cher, avec des retards à répétition très préjudiciables professionnellement", a-t-il souligné.

Les pétitionnaires, qui dénoncent également la dégradation du service, exigent notamment des compensations pour les retards des TER, le respect des horaires et un gel de la hausse de tarifs. "Les usagers en ont marre d’être des vaches à lait", souligne l’Avuc dans un communiqué.

Ce mouvement, qui n’est pas encore constitué en association, exige également un dédommagement pour les jours de transport perdus lors des grèves de l’automne et a adressé un "courrier de doléances" à la SNCF. "Nous souhaitons étendre le mouvement mardi aux lignes Lille-Paris, Tours-Paris, Reims-Paris et Lyon-Paris", a indiqué M. Mignot.

Un rendez-vous avec la direction régionale des Pays de la Loire est prévu vendredi après-midi, a-t-on appris auprès de M. Mignot et de la SNCF. Parallèlement, une pétition nationale initiée au Mans début janvier par l’Association des voyageurs usagers des chemins de fer de la région Ouest (Avuc) compterait vendredi "plus de 7 500 signataires", selon un porte-parole, Willy Colin. "Cette mobilisation est à la hauteur du mécontentement des usagers, tant du TGV que des TER", précise M. Colin, qui estime que l’objectif des 10 000 signatures devait être rapidement atteint.

SNCF: Les remiseurs dégareurs de Pantin dans leur 21ème jour de grève

Retrouvez ci-dessous l’article paru sur le site versailles.ville.orange le 10/01/2011

Les "remiseurs-dégareurs" du Technocentre de Pantin (Seine-Saint-Denis), en grève pour obtenir une meilleure définition de leur mission et de meilleures conditions de travail, sont entrés lundi dans leur 21ème jour de conflit, selon le syndicat Sud-Rail.

"Les trains qui partent de la gare de l’Est ne sont plus acheminés en réparation, ce qui occasionne de nombreux retards et même des suppressions", a expliqué à l’AFP Fabien Malvaud, porte-parole des grévistes.

Les "remiseurs-dégareurs" sont notamment chargés d’une partie de l’entretien ainsi que du convoyage et de la mise en place des rames entre deux voyages.

Selon Sud-Rail, 43 des 47 salariés du Technocentre de Pantin ont voté la reconduction de la grève, qui toucherait une vingtaine de rames TGV et 6 rames Corail chaque jour.

"Durant les fêtes la direction a prétendu que ces retards et annulations étaient uniquement dus aux intempéries, mais actuellement cela risque d’être plus difficile (à justifier)" a-t-il ajouté.

"La direction joue le pourrissement de la situation, ils ont réquisitionné des conducteurs pour ramener les trains mais ces derniers partent souvent sans avoir été réparés quand il y en a besoin, certains sont partis avec des vitres cassés, par exemple, et au niveau de la sécurité les conditions ne sont pas toujours remplies, aucune rame Corail n’est en état normal actuellement" a détaillé M. Malvaud.

"On ne sait pas comment va se faire la sortie de crise, notre direction locale ne nous donne rien et nous n’arrivons pas à rencontrer la direction régionale ni nationale, les remiseurs-dégareurs sont extrêmement remontés, ils ont clairement le sentiment d’être méprisés par la direction" s’est inquiété Fabien Malvaud.

"Nous tentons de faire un gros travail d’information cette semaine auprès des usagers, afin qu’ils n’hésitent pas à demander le remboursement de leur billet suite aux retards ou annulations de leurs trains, c’est le meilleur moyen de pression que nous ayons sur la direction" a conclu M. Malvaud.
Interrogé par l’AFP, la SNCF s’est refusé à tout commentaire.

© 2011 AFP

Lettre de réclamation d’un usager

N’hésitez pas à nous envoyer vos courriers adressés à la SNCF, cela fait des émules !

Bonjour Messieurs,

Je profite de ce courrier d’excuse public de Mr Guillaume PEPY pour vous faire part du mécontentement qui est le mien et celui de la majorité de vos "clients" sur le réseau est.

En raison du tapage médiatique qui a été fait autour des 26h00 de galère des "clients" du train  Strasbourg – Port Bou, vous vous êtes senti obliger de présenter vos excuses et de proposer un dédommagement.

Mais il s’agit d’un cas isolé; Que faîtes vous des personnes qui voyages tous les jours dans des conditions indignes pour un pays développé comme le notre !

Je suis salarié d’une grande entreprise privée, basée à PARIS la Défense, J’habite dans la Marne et j’empreinte la ligne DORMANS – PARIS  tous les jours depuis plus de 20 ans.

Depuis de nombreux mois (et régulièrement de manière cyclique…), La qualité du service vendu n’est pas aux rendez-vous.

· Vous vendez à des prix d’abonnement toujours plus importants, un service que vous n’êtes pas capable de fournir.

· Vos trains sont vétustes, et mal entretenus,

· Vous nous faites voyager dans des conditions non sécurisées, les portes ne se ferment pas, les vitres sont brisées, certaines rames sont sans chauffage.      

· Vos trains ne sont pas à l’heure où supprimer pour des raisons "fantasques" (conditions climatiques, absences de locomotives, absences de conducteurs…),

· Du fait du non investissement en moyens (humains et financiers), la maintenance est mal faite ou pas faite du tout et donc les rames ou autres locomotives tombent ou restent en panne.

· Vous n’êtes pas capable de maitriser une grève (qui doit rester un droit) et fournir un service minimum garanti.

· Vous ne mettez en place aucun plan d’action probant d’amélioration de la prestation fournie, vous vous réfugiez derrière les pouvoirs publics de l’état, ou les conseils régionaux, tout en gonflant votre chiffre d’affaire sur le dos des "pigeons" voyageurs par l’intermédiaire des abonnements.

· Chaque jour des milliers de personnes sont prises en otage par vos services.

· Chaque jour des personnes risquent de perdre leur emploi à cause de vous et de vos services (et ne me dîtes pas que leurs patrons sont des voyous qui ne pensent qu’a leur "business" ce serait selon l’expression bien connue : "L’hôpital qui se fiche de la charité").    

· Chaque jour en raison de la suppression du train que j’empreinte habituellement je suis en retard d’une heure à mon arrivée au travail

· Chaque jour vous m’obligez à quitter mon travail une heure plus tôt pour prendre le seul train planifié (sur  les 4 habituels), et ce dans des conditions (je le répète) indignes, je voyage parfois debout ou assis par terre car la composition de ce train est réduite (comme vu plus haut du fait de la non maintenance des équipements)  malgré un nombre de clients plus importants (encore une logique financière ??).

· Vous êtes incapables de prendre un engagement quant à la date de retour à un service normal.

Est-ce que tous ces points sont suffisants pour obtenir vos excuses ?

Est-ce suffisant pour obtenir un remboursement de mon abonnement mensuel  (230 €), qui ne baisse pas en fonction de la baisse de qualité de vos prestations.

Estimez-vous normal de payer à ce prix (2530 € sur 11 mois)  la non qualité ?

Vous avez-mis en place des actions a postériori (information par SMS ou email des retards et annulation de train), Qu’avez-vous mis en place comme actions préventives ? 

Allez-vous vous excuser dans la presse à chaque jour de retards ?

Certes les retards "habituels" n’excèdent pas 10 minutes, mais multipliés par le nombre de "clients" que vous transportez cela représente combien ? Faîtes le calcul du temps perdu.

Pensez-vous être crédible ?

Sur qui allez-vous rejeter la faute ?  Les syndicats ?  L’état ? La météo ?  Vos "clients" ?  Je vous précise  qu’il n’y a personne sous l’emprise de l’alcool dans le train que j’empreinte chaque jour.

Allez-vous écouter, comprendre, et analyser ce qui se passe ?

Faut-il que la presse soit avertie pour montrer que chaque jour votre société n’est pas à la hauteur.

Je vais faire suivre cet email au niveau des instances régionales, l’étape suivante est la presse, avant d’envisager d’autres actions.

Merci de ne pas me répondre en indiquant ce que vous allez-faire, mais répondez moi en indiquant ce que vous faites, avec des actions mesurables.

Réveillez votre société : Passez du monde de la promesse à celui de la preuve si vous voulez retrouver une crédibilité.

Il est acceptable, dans la mesure des moyens de chacun et de façon équitable, de payer pour avoir une prestation de qualité, mais il est inadmissible de payer pour un service et une qualité dégradée.

Et tout ceci est de votre responsabilité.

Cordialement,