Demande d’indemnisation

Retrouvez ci-dessous le courrier envoyé par notre presidente à Mr Eric LAVY directeur de la ligne TER Vallée de la Marne.

 

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Comité de Défense des Intérêts des Usagers

Maison des Associations

BP 40147 – 3, avenue Wilson

02404 CHATEAU-THIERRY cedex
site web : http://cdiu.free.free.fr

 

Château-Thierry le 18 janvier 2011

Monsieur Eric LAVY

SNCF

Direction de la Ligne TER VALLEE DE LA MARNE

20 rue Pingat

51096 REIMS CEDEX

 

Objet : demande d’indemnisation

Monsieur,

Par la présente, je souhaitais revenir sur la période particulièrement perturbée sur la ligne TER VALLEE DE LA MARNE depuis début décembre et les nombreux dysfonctionnements sur lesquels je vous avais alerté en fin d’année dernière.

Cette situation n’est toujours pas revenue à la normale : un certain nombre de TER n’ont toujours pas le nombre de rames suffisant. En conséquence, de mauvaises conditions de transport qui perdurent pour les usagers de la ligne.

Le nombre probant de pétitions recueillies par notre Association durant ces derniers jours sur quelques TER fait preuve d’un mécontentement général et d’un écœurement. L’usager est en attente d’une indemnisation.

Comme je l’avais donc évoqué précédemment, le CDIU réitère sa demande de prise en charge par la SNCF du préjudice non négligeable subi par les usagers, pendant plus d’un mois et demi.

A ce titre, il vous demande aujourd’hui l’indemnisation à hauteur d’un mois de gratuité de transport de l’ensemble des usagers de la ligne.

Je reste attentive à la suite qui sera donnée à ce courrier.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Christine GUICHARD

Présidente du CDIU

SNCF : la grève des usagers se durcit

Encore un autre article (source NouvelObs.com) concernant le mécontentement des usagers de la ligne Angers-Le Mans-Paris

L’association des usagers de la ligne Angers-Le Mans-Paris refuse une indemnisation de 100 euros. Des manifestations de colère ont également eu lieu dans le Nord-Pas de Calais.

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Passagère portant un badge "usager en grève" sur la ligne Angers-Le Mans-Paris (AFP)

Des usagers de la SNCF, en colère contre la dégradation du service public de transports, ont rejeté mardi 18 janvier une proposition d’indemnisation de 100 euros de la direction de la société nationale, a déclaré à l’AFP un porte-parole.

"La SNCF nous a proposé une indemnisation de 100 euros par abonné. Après consultation des différents comités d’usagers, nous avons refusé cette proposition", a déclaré Pascal Mignot, porte-parole de l’association des usagers en grève pour la ligne Angers-Le Mans-Paris, à l’origine du mouvement de protestation.

"Tant que cette indemnisation ne sera pas égale à deux semaines de forfait par abonné, nous continuerons notre action, a-t-il dit. Nous attendons la réponse de la SNCF". Deux semaines d’abonnement SNCF représentent une moyenne de 300 euros, a-t-il évalué.
Entre 160 et 200 abonnés ont effectué ensemble, mardi matin, le voyage vers Paris. Chacun d’eux arborait un badge "Abonnés en grève". Les voyageurs ont refusé de présenter leur carte d’abonnement aux contrôleurs de la SNCF. "Tout s’est très bien passé", a assuré Pascal Mignot.

"Le fait que la SNCF admette de nous accorder une compensation montre bien qu’elle est consciente du dysfonctionnement de ses services", a estimé le porte-parole.

Le mouvement se propage dans le Nord

Une cinquantaine d’usagers du Nord/Pas-de-Calais ont rejoint le mouvement mardi. A Arras, une trentaine de manifestants ont pris le train Arras-Douai-Roissy de 7h27, munis de titres de transports factices et de badges "STF" (Sans train fixe, ndlr) pour manifester leur grogne et sensibiliser les voyageurs.

Un autre groupe d’une quinzaine d’usagers de Dunkerque (Nord), a pris quelques minutes plus tard le train en gare d’Arras pour Paris-Nord.

"Sur Internet, j’ai constaté qu’il y avait des suppressions de dessertes", a déploré Christophe Verger-Lecocq, porte-parole du collectif arrageois.

Certains trains entre la région parisienne et Lille ne s’arrêteront plus aux gares d’Arras et de Douai (Nord), à partir du 4 avril, allongeant un temps de parcours, habituellement de 50 minutes, à deux voire trois heures, dénonce-t-il notamment.

Les usagers de Dunkerque protestaient également contre des suppressions de dessertes et contre les retards affectant la ligne Dunkerque-Paris "depuis sept mois", selon leur porte-parole, Sébastien François.

Pour Christophe Verger-Lecocq, "la libéralisation des transports voulue par l’Europe" est la cause de la dégradation du service.

La CFDT et la CGT ont soutenu le mouvement des usagers, dans des communiqués réclamant des moyens budgétaires supplémentaires.

Les différents collectifs d’abonnés de ce mouvement, désormais national, doivent se retrouver en début de semaine prochaine pour se constituer en fédération. Ils espèrent être rejoints par les usagers des lignes Paris-Lyon et Paris-Reims.

Vendredi, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a reconnu que la SNCF connaissait "une crise de croissance" et a promis un "plan d’urgence" pour une douzaine de lignes sensibles.

(Nouvelobs.com avec AFP)

Pétition: SNCF Ras le bol !

Lien: petition

Courrier à la région

retrouvez ci-dessous le courrier adressé par notre présidente à la région :

 

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Comité de Défense des Intérêts des Usagers

Maison des Associations

BP 40147 – 3, avenue Wilson

02404 CHATEAU-THIERRY cedex

 

 

Château-Thierry, le 13 janvier 2011

CONSEIL REGIONAL DE PICARDIE

11 mail Albert 1er

80000 AMIENS

A l’attention de Monsieur Daniel BEURDELEY

Monsieur le Vice Président,

La fin d’année 2010 a été très perturbée pour les usagers de la ligne SNCF CHATEAU THIERRY PARIS, comme le fut d’ailleurs la fin de l’année 2009 pour laquelle j’avais eu l’occasion de vous alerter, par courrier du 31.12.09 :

– Des hivers rigoureux certes mais une qualité de transport qui est bien au-delà des attentes des voyageurs : retards TER dans un premier temps suivis d’une restriction de la desserte TER pour cause de réparation de rames.

– Des conditions de transports déplorables pour les usagers et travailleurs du sud de l’Aisne qui se rendent chaque jour à leur travail en Région Parisienne, malmenés par un manque d’information au quotidien, obligés à voyager dans des rames bondées voire assis par terre ; surpris à leur arrivée en gare de la suppression d’un TER alors que celui-ci avait été annoncé la veille ; obligés d’utiliser des Transiliens qui ne sont pas du tout adaptés au type de voyage (plus d’une heure entre CHATEAU THIERRY et PARIS EST) sans compter que pour bon nombre métro, et RER s’ensuivent.

Cette situation même si elle devait rentrer dans l’ordre dans les mois à venir, n’est pas tolérable : l’usager est lourdement pénalisé dans son quotidien car il est complètement désorganisé, malmené et subit un véritable préjudice : bon nombre d’usagers accusent des retards sur leur lieux de travail et sont réprimandés par leurs employeurs, doivent débourser des frais de nourrice supplémentaires, des frais de taxi, etc. Un certain nombre de témoignages attestent de la situation vécue ces dernières semaines et notre Association a été à l’écoute de nombreux usagers et se fait le porte-parole de leurs désarroi et écœurement.

Je vous rappelle que l’usager est le plus souvent un abonné de la Ligne et il a payé d’avance, en début de mois ou il est prélevé compte tenu de l’annualisation du titre de transport PICARDIE dont vous êtes à l’initiative.

A ce titre, le CDIU demande à ce qu’une indemnisation soit octroyée à l’ensemble des usagers (abonnés ou non) de la ligne CHATEAU THIERY PARIS, suite aux perturbations subies durant le mois de décembre et en ce début de janvier 2011.

Par ailleurs, Le CDIU vous demande de rétablir le Comité de Ligne pour la ligne CHATEAU THIERRY PARIS ; les comités de ligne que vous devez organiser étant une véritable institution et un outil de communication pour nous tous, usager, association. Celui-ci nous semble indispensable pour réinstaurer un dialogue qui nous a semblé inexistant en 2010.

Par ailleurs, nous souhaiterions connaître le montant des pénalités réclamées à la SNCF dans le cadre de la convention que vous avez signée avec elle en 2007.

Nous souhaiterions aussi que vous pesiez de tout votre poids pour que les usagers de la ligne TER Vallée de la Marne soient indemnisés à hauteur du préjudice subi qui est non négligeable, comme vous avez pu le faire en mai 2010, suite aux désagréments subis par les usagers de la ligne PARIS-LAON (cf annonce faite au Comité de Ligne du 10/05/10).

Les usagers de Champagne-Ardennes ont effectué la même démarche et il apparaîtrait souhaitable que toutes les régions qui financent la desserte, interviennent conjointement pour une efficacité et une rapidité optimum.

Les usagers dont les nerfs, la patience, la condition physique, sont soumis à rude épreuve, depuis maintenant plus d’un mois, attendent beaucoup de vous et veulent croire que l’indemnisation sera et sera substantielle.

Et pour finir, il serait souhaitable de nous informer des financements prévus sur la ligne TER VALLEE DE LA MARNE, les problèmes techniques rencontrés en cette fin d’année, sur les différentes rames TER, relevant d’une vétusté de matériel d’une part (susceptible de mettre en péril la sécurité globale dans les trains) et d’autre part, d’un manque de matériel de remplacement.

Je reste en l’attente de vous lire,

Et vous prie d’agréer, Monsieur le Vice Président, l’expression de mes salutations distinguées.

Christine GUICHARD

Présidente du CDIU

Stop aux retards et aux suppressions des TER Château-Thierry-Paris Les usagers en ordre de bataille

CDIU_Presse_Union_05012011.jpg Le Comité de défense des intérêts des usagers du train est sorti de son silence. Et pas pour ne rien dire ! Lors du fort mécontentement des passagers des TER Château-Thierry-Paris dont nous nous étions fait l’écho le 20 décembre, le CDIU n’avait pas communiqué. Il préparait son plan d’attaque contre la SNCF qui ne respecte plus les conditions de sa prestation de service de transport régional.
« Un usager a calculé près de 42 h 20 de retard sur l’année 2010, assure Jean Tronson, président d’honneur de l’association, pour le seul mois de décembre, il a noté 9 h 35 de retard », sans compter les nombreux trains supprimés, chaque jour, sur ce dernier mois de l’année. « Cela fait 27 ans que je prends le train, on n’a jamais connu ça, témoigne le président d’honneur. On est dans notre deuxième mois de chaos ! »

Demande d’indemnisation
Malgré l’amélioration des conditions climatiques (la neige serait la principale raison des désordres sur les lignes), les usagers subissent toujours les mêmes perturbations de circulation (lire par ailleurs). Ils soupçonnent « un dysfonctionnement interne de la SNCF » qui tait un mouvement social animé par les remiseurs-dégareurs au Technicentre Paris-Ourcq, « pour ne pas nous rembourser les billets ! » C’est bien l’une des exigences du CDIU dans son courrier du 13 janvier, adressé au conseil régional, organisateur des transports sur son territoire en convention avec la SNCF.
« L’usager est le plus souvent un abonné de la ligne et il a payé d’avance en début de mois ,ou il est prélevé compte tenu de l’annualisation du titre de transport Picardie dont vous êtes à l’initiative », rappelle Christine Guichard, la présidente de l’association des voyageurs. « A ce titre le CDIU demande qu’une indemnisation soit octroyée à l’ensemble des usagers de la ligne pour les mois de décembre et janvier. »
L’association réclame aussi d’urgence le rétablissement des comités de ligne pour « réinstaurer un dialogue inexistant en 2010. »
L’occasion aussi d’obtenir des informations sur les financements prévus sur la ligne TER « les problèmes techniques, rencontrés en cette fin d’année, sur les différentes rames, relèvent de la vétusté de matériel et du manque de remplacement de matériel », souligne la présidente. Elle invite le conseil régional à s’unir avec les autres Régions traversées par la ligne (certaines se sont déjà lancées dans la démarche) afin de peser plus lourd devant la SNCF. D’ailleurs les usagers sont curieux de connaître « le montant des pénalités réclamé à la SNCF dans le cadre de la convention » la liant avec les Régions.
En attendant la réponse de la Région, le CDIU n’arrête pas son combat pour retour à un service de transport normal. « Nous avons lancé une pétition, confie Bruno Dervillez, trésorier adjoint. En une journée, nous avons recueilli 450 signatures » Et cela ne fait que commencer !
Aucune action d’occupation ou de manifestation n’est au programme, mais une fin de non-recevoir aux demandes du CDIU pourrait déclencher l’ire des usagers dont « les nerfs, la patience et la condition physique sont mis à rude épreuve depuis maintenant plus d’un mois. »

Isabel DA SILVA
( L’Union – édition Château-Thierry 11 Janvier 2011 )

Ligne PARIS LE MANS ANGERS même combat !

Rien ne va plus, même pour les usagers de TGV comme en témoigne l’article paru  le 17/01/2011 sur le site de 20 minutes.

La fronde des abonnés du TGV s’organise

image TRANSPORT – Ils n’en peuvent plus des retards sur Paris-Le Mans-Angers…

Quinze jours déjà qu’ils refusent de présenter leur titre de transport au contrôleur. Demain, les abonnés du TGV Paris-Le Mans-Angers passent à la vitesse supérieure (lire encadré). Excédés par les retards à répétition des trains de 6h53 et de 17h50, qu’ils prennent quotidiennement pour venir travailler à Paris, ils sont une centaine à se réunir chaque jour dans la voiture-bar, le QG des mécontents.

Quarante heures de retards

«L’année 2010 a été particulièrement difficile, explique Pascal Mignot, leur porte-parole. Les retards cumulés ont atteint quarante heures, avec un record de cinq heures sur un seul trajet.» Remontés contre la SNCF, ces voyageurs qui fréquentent souvent la ligne depuis dix ou vingt ans n’en peuvent plus de l’excuse des «problèmes techniques».

Car l’impact sur leur vie professionnelle et personnelle est catastrophique. Nicole vit à Angers depuis que son mari y a été muté, mais elle travaille toujours dans le 13e. Chaque matin, elle fait «une heure et demie de TGV, dans le meilleur des cas, plus trente minutes de métro. Le matin, je dois pointer au travail. Le temps perdu, on va le retirer de mes vacances.»

Outre des efforts sur la régularité, les mécontents réclament un geste commercial. «On voudrait qu’ils nous remboursent les quinze jours de forfait inutilisables l’an dernier en raison des grèves, dit Pascal Mignot. Cela représente 250 à 300 euros par personne.»

Il a rencontré vendredi dernier la direction du TGV Atlantique, qui n’a à ce jour pas donné de réponse. «Si l’on n’obtient pas satisfaction, on a d’autres actions dans nos cartons, prévient Pascal Mignot. En tout cas, on ne cédera pas.»

Hélène Colau

Action commune

Les mécontents de la ligne Paris-Le Mans se sont fédérés avec les autres abonnés. Mardi, les 1.000 membres de l’association du TGV Paris-Tours et les 200 de la ligne Paris-Lille se réuniront eux aussi dans les voitures-bars et refuseront de présenter leur billet.