Des usagers de la SNCF en "grève" contre la dégradation du service

Un nouvel article sur le mécontentement des usagers mais cette fois sur le site Le Monde.fr du 14/01/2011

Des abonnés de la ligne SNCF Angers-Le Mans-Paris observent une "grève" de présentation de leurs titres de transport pour protester contre la dégradation du service, tandis qu’une pétition réunit des milliers de signatures, indique, vendredi, un porte-parole.

"De 160 à 200 abonnés qui effectuent une navette quotidienne sur Paris se regroupent dans les voitures-bars de leurs trains avec des badges "Abonnés en grève" et refusent de présenter leurs titres de transport", a indiqué Pascal Mignot, un porte-parole de ce mouvement, en précisant que les contrôleurs se montraient "très compréhensifs". "On observe une très nette dégradation du service, pour lequel nous payons très cher, avec des retards à répétition très préjudiciables professionnellement", a-t-il souligné.

Les pétitionnaires, qui dénoncent également la dégradation du service, exigent notamment des compensations pour les retards des TER, le respect des horaires et un gel de la hausse de tarifs. "Les usagers en ont marre d’être des vaches à lait", souligne l’Avuc dans un communiqué.

Ce mouvement, qui n’est pas encore constitué en association, exige également un dédommagement pour les jours de transport perdus lors des grèves de l’automne et a adressé un "courrier de doléances" à la SNCF. "Nous souhaitons étendre le mouvement mardi aux lignes Lille-Paris, Tours-Paris, Reims-Paris et Lyon-Paris", a indiqué M. Mignot.

Un rendez-vous avec la direction régionale des Pays de la Loire est prévu vendredi après-midi, a-t-on appris auprès de M. Mignot et de la SNCF. Parallèlement, une pétition nationale initiée au Mans début janvier par l’Association des voyageurs usagers des chemins de fer de la région Ouest (Avuc) compterait vendredi "plus de 7 500 signataires", selon un porte-parole, Willy Colin. "Cette mobilisation est à la hauteur du mécontentement des usagers, tant du TGV que des TER", précise M. Colin, qui estime que l’objectif des 10 000 signatures devait être rapidement atteint.

SNCF: Les remiseurs dégareurs de Pantin dans leur 21ème jour de grève

Retrouvez ci-dessous l’article paru sur le site versailles.ville.orange le 10/01/2011

Les "remiseurs-dégareurs" du Technocentre de Pantin (Seine-Saint-Denis), en grève pour obtenir une meilleure définition de leur mission et de meilleures conditions de travail, sont entrés lundi dans leur 21ème jour de conflit, selon le syndicat Sud-Rail.

"Les trains qui partent de la gare de l’Est ne sont plus acheminés en réparation, ce qui occasionne de nombreux retards et même des suppressions", a expliqué à l’AFP Fabien Malvaud, porte-parole des grévistes.

Les "remiseurs-dégareurs" sont notamment chargés d’une partie de l’entretien ainsi que du convoyage et de la mise en place des rames entre deux voyages.

Selon Sud-Rail, 43 des 47 salariés du Technocentre de Pantin ont voté la reconduction de la grève, qui toucherait une vingtaine de rames TGV et 6 rames Corail chaque jour.

"Durant les fêtes la direction a prétendu que ces retards et annulations étaient uniquement dus aux intempéries, mais actuellement cela risque d’être plus difficile (à justifier)" a-t-il ajouté.

"La direction joue le pourrissement de la situation, ils ont réquisitionné des conducteurs pour ramener les trains mais ces derniers partent souvent sans avoir été réparés quand il y en a besoin, certains sont partis avec des vitres cassés, par exemple, et au niveau de la sécurité les conditions ne sont pas toujours remplies, aucune rame Corail n’est en état normal actuellement" a détaillé M. Malvaud.

"On ne sait pas comment va se faire la sortie de crise, notre direction locale ne nous donne rien et nous n’arrivons pas à rencontrer la direction régionale ni nationale, les remiseurs-dégareurs sont extrêmement remontés, ils ont clairement le sentiment d’être méprisés par la direction" s’est inquiété Fabien Malvaud.

"Nous tentons de faire un gros travail d’information cette semaine auprès des usagers, afin qu’ils n’hésitent pas à demander le remboursement de leur billet suite aux retards ou annulations de leurs trains, c’est le meilleur moyen de pression que nous ayons sur la direction" a conclu M. Malvaud.
Interrogé par l’AFP, la SNCF s’est refusé à tout commentaire.

© 2011 AFP

Lettre de réclamation d’un usager

N’hésitez pas à nous envoyer vos courriers adressés à la SNCF, cela fait des émules !

Bonjour Messieurs,

Je profite de ce courrier d’excuse public de Mr Guillaume PEPY pour vous faire part du mécontentement qui est le mien et celui de la majorité de vos "clients" sur le réseau est.

En raison du tapage médiatique qui a été fait autour des 26h00 de galère des "clients" du train  Strasbourg – Port Bou, vous vous êtes senti obliger de présenter vos excuses et de proposer un dédommagement.

Mais il s’agit d’un cas isolé; Que faîtes vous des personnes qui voyages tous les jours dans des conditions indignes pour un pays développé comme le notre !

Je suis salarié d’une grande entreprise privée, basée à PARIS la Défense, J’habite dans la Marne et j’empreinte la ligne DORMANS – PARIS  tous les jours depuis plus de 20 ans.

Depuis de nombreux mois (et régulièrement de manière cyclique…), La qualité du service vendu n’est pas aux rendez-vous.

· Vous vendez à des prix d’abonnement toujours plus importants, un service que vous n’êtes pas capable de fournir.

· Vos trains sont vétustes, et mal entretenus,

· Vous nous faites voyager dans des conditions non sécurisées, les portes ne se ferment pas, les vitres sont brisées, certaines rames sont sans chauffage.      

· Vos trains ne sont pas à l’heure où supprimer pour des raisons "fantasques" (conditions climatiques, absences de locomotives, absences de conducteurs…),

· Du fait du non investissement en moyens (humains et financiers), la maintenance est mal faite ou pas faite du tout et donc les rames ou autres locomotives tombent ou restent en panne.

· Vous n’êtes pas capable de maitriser une grève (qui doit rester un droit) et fournir un service minimum garanti.

· Vous ne mettez en place aucun plan d’action probant d’amélioration de la prestation fournie, vous vous réfugiez derrière les pouvoirs publics de l’état, ou les conseils régionaux, tout en gonflant votre chiffre d’affaire sur le dos des "pigeons" voyageurs par l’intermédiaire des abonnements.

· Chaque jour des milliers de personnes sont prises en otage par vos services.

· Chaque jour des personnes risquent de perdre leur emploi à cause de vous et de vos services (et ne me dîtes pas que leurs patrons sont des voyous qui ne pensent qu’a leur "business" ce serait selon l’expression bien connue : "L’hôpital qui se fiche de la charité").    

· Chaque jour en raison de la suppression du train que j’empreinte habituellement je suis en retard d’une heure à mon arrivée au travail

· Chaque jour vous m’obligez à quitter mon travail une heure plus tôt pour prendre le seul train planifié (sur  les 4 habituels), et ce dans des conditions (je le répète) indignes, je voyage parfois debout ou assis par terre car la composition de ce train est réduite (comme vu plus haut du fait de la non maintenance des équipements)  malgré un nombre de clients plus importants (encore une logique financière ??).

· Vous êtes incapables de prendre un engagement quant à la date de retour à un service normal.

Est-ce que tous ces points sont suffisants pour obtenir vos excuses ?

Est-ce suffisant pour obtenir un remboursement de mon abonnement mensuel  (230 €), qui ne baisse pas en fonction de la baisse de qualité de vos prestations.

Estimez-vous normal de payer à ce prix (2530 € sur 11 mois)  la non qualité ?

Vous avez-mis en place des actions a postériori (information par SMS ou email des retards et annulation de train), Qu’avez-vous mis en place comme actions préventives ? 

Allez-vous vous excuser dans la presse à chaque jour de retards ?

Certes les retards "habituels" n’excèdent pas 10 minutes, mais multipliés par le nombre de "clients" que vous transportez cela représente combien ? Faîtes le calcul du temps perdu.

Pensez-vous être crédible ?

Sur qui allez-vous rejeter la faute ?  Les syndicats ?  L’état ? La météo ?  Vos "clients" ?  Je vous précise  qu’il n’y a personne sous l’emprise de l’alcool dans le train que j’empreinte chaque jour.

Allez-vous écouter, comprendre, et analyser ce qui se passe ?

Faut-il que la presse soit avertie pour montrer que chaque jour votre société n’est pas à la hauteur.

Je vais faire suivre cet email au niveau des instances régionales, l’étape suivante est la presse, avant d’envisager d’autres actions.

Merci de ne pas me répondre en indiquant ce que vous allez-faire, mais répondez moi en indiquant ce que vous faites, avec des actions mesurables.

Réveillez votre société : Passez du monde de la promesse à celui de la preuve si vous voulez retrouver une crédibilité.

Il est acceptable, dans la mesure des moyens de chacun et de façon équitable, de payer pour avoir une prestation de qualité, mais il est inadmissible de payer pour un service et une qualité dégradée.

Et tout ceci est de votre responsabilité.

Cordialement,